Porcelaine en folie

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Collection Porcelaine en folie

Le conte de la genèse :

Il était une fois, un jardinier qui entretenait l’immense parc d’un château magnifique. La princesse qui habitait ce palais aimait ses plantes par-dessus tout et désirait ce qu’il y a de plus beau pour elles. Le jardinier fit faire pour chacune une poterie unique. Les plantes ainsi logées se révélèrent plus belles que jamais. La princesse était ravie mais après quelques semaines elle convoqua le jardinier.

« - Tu as fait faire sur mesure des pots pour mes plantes et je bois mon thé dans d’infâmes bols. Commande des bols uniques pour moi, Je vaux bien une plante ce me semble !

Le jardinier m’appela aussitôt.

Il me faut des bols pour la princesse, elle est jalouse de ses plantes

Ah non monsieur ! lui répondis-je, je ne fais que des pots pour les plantes. Adressez-vous ailleurs, je vous prie.

C’est impossible la princesse ne veut que des bols unique ! se lamenta le jardinier.

Il se trouve que j’aime les plantes elles m’inspirent, pas les princesses !

-Et moi j’aime la princesse, soupira le jardinier »

Alors, comme il est bien connu qu’on ne badine pas avec l’amour, je fis des bols pour la princesse, rude comme la paume du jardinier, doux comme la peau de la princesse, inspiré de l’écorce sur laquelle on grave les cœurs.

La porcelaine est tournée puis polie. Après un pré- séchage elle est tournassée et je lui adjoins un grès noir ou roux chamotté. Le grès est mis sur le fond de la pièce, au milieu ou plaqué en forme de fenêtres. La pièce est cuite à 980 degrés puis poncée et émaillée en intérieur. La dernière cuisson est faite à 1280 degrés.

La porcelaine supporte mal d’être contrainte par le grès aussi c’est le grès qui a dû pour cette collection s’adapter à la « princesse ». J’ai conservé sa rudesse mais j’ai assoupli sa formule en une recette que la porcelaine puisse tolérer. Mais le grès ne pouvait pas accrocher la surface trop lisse et la porcelaine. J’ai alors créé des micros fissures sur cette dernière pour que le grès s’y accroche. D’essais en essais, de recettes nouvelles en cuissons diverses, les deux terres se sont finalement mêlées. Ainsi, ces deux opposées, ont accepté de vivre ensemble pour un résultat de contraste et d’harmonie.

Le choix de marier des caractères si différents sur une même pièce était pour moi un pari technique mêlé d’évidences philosophiques. Je rêve d’un monde ou « les porcelaines » et « les grès » soient en harmonie chacun respectant les différences de l’autre, et s’enrichissant de ses heureuses différences…

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